Prestations du cabinet

Jean-Léon GÉRÔME, Peintre de poterie dans l’antiquité, Sculpturæ vitam insufflat pictura (la peinture insuffle la vie à la sculpture), 1893, Art gallery of Ontario, Canada

 

Nature des prestations. Créé par Valérie Debrut un vendredi 13, le cabinet Notices propose des prestations de conseil, de coaching et de rédaction (1). Il intervient dans le champ des affaires — particulièrement dans la banque et la finance — ainsi que dans le champ politique.

Les prestations de conseil incluent la stratégie, l’organisation, la communication et le management. Le coaching s’adresse aux dirigeants et managers (aide à la prise de décision, gestion de projet), également aux auteurs (aide à la rédaction). Les prestations de rédaction comprennent, outre la rédaction des supports de communication, la définition d’une identité, d’une charte et d’une stratégie rédactionnelles.

Toutes les prestations sont évidemment conçues sur-mesure, en fonction des besoins réels du client. Le cabinet Notices se tient hors des effets de mode et rejette l’application artificielle de méthodologies prêtes à l’emploi (2).

1. Domaines d’expertise

Une ingénierie. L’expertise transversale du cabinet est fondée sur l’application de l’ingénierie juridique à la prise de décision, au pilotage de projet et à la stratégie d’influence. Plus précisément, elle s’articule autour de plusieurs savoir-faire, dont l’intelligence décisionnelle (1.1), l’ingénierie rédactionnelle (1.2) et la stratégie politique (1.3).

1.1. L’intelligence décisionnelle

Au paradis des organisations et des marques, il existe un grand recueil que chaque fondateur peut venir consulter à l’heure du jugement dernier : il y trouve l’histoire de son entreprise, ce qu’elle a été… et ce qu’elle aurait pu être, si elle s’était saisie de sa mission…

L’intelligence décisionnelle est une méthode1Voir La méthode, son usage et son art. empirique qui consiste à replacer toute prise de décision dans la stratégie globale de la structure concernée. Cette formule n’est jamais que le bon sens théorisé, explicité, mis en Notice. Elle a cependant le mérite d’insister sur une chose à la fois toute simple, indépassable mais très exigeante : la cohérence. Toute conduite de projet, toute conception de plan d’actions, toute création de solution doit s’intégrer dans l’économie globale de l’organisation qui la porte. Ce souci de cohérence, qui implique une (relative) authenticité, se double d’un impératif d’exhaustivité : la fameuse vision à 360°. L’efficience est à cette condition.

La cohérence recherchée à travers cette démarche d’intelligence décisionnelle reste le meilleur antidote à l’ubérisation (ou à tout nouvel écueil qui finira par venir la remplacer). Être droit dans ses bottes est la seule façon de ne pas être mis à l’index, de se prémunir contre le risque de bad buzz. La démarche suppose de suivre plus ou moins formellement six étapes, qui peuvent aussi servir de « test de résistance médiatique » à votre société, votre projet, votre produit…

  1. Révéler l’âme de votre entreprise
  2. Miser sur un positionnement authentique
  3. Trouver l’équilibre de votre structure
  4. Imaginer une stratégie audacieuse
  5. Privilégier une organisation dynamique
  6. Maîtriser l’évolution de votre projet

1.2. L’ingénierie rédactionnelle

L’ingénierie rédactionnelle est l’application de la stratégie à la communication. L’adage « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement »2Nicolas BOILEAU, L’art poétique, 1674., dont le succès ne s’est pas démenti depuis trois siècles, implique de conceptualiser son message avant de lui donner corps, autrement dit de réfléchir avant d’écrire. Là encore, ce n’est que l’expression du pur bon sens. Et pourtant ! Partout, on use des mêmes ficelles. Partout, on lit les mêmes expressions. Les mots à la mode sont de la petite monnaie, souvent fausse, qu’on se refile pour faire illusion. Mais sitôt dits, sitôt oubliés et voilà votre entreprise disparue de la mémoire de votre interlocuteur. On ne sort pas du lot en parlant comme tout le monde. Certaines marques l’ont bien compris, qui s’inventent une identité rédactionnelle et tissent un univers de mots.

Or les mots sont le seul investissement dont la mise de départ est identique quel que soit l’enjeu : s’ils ont tous le même prix, certains peuvent rapporter gros. Du contrat de travail à la notice d’utilisation en passant par le catalogue ou le spot publicitaire, vous avez toujours intérêt à user de mots qui portent votre empreinte, qui se font l’écho de votre identité. Toute organisation gagnera dès lors à interroger son identité rédactionnelle et à repenser tous ses supports de communication. Un canevas de questions peut aider à guider cette démarche :

  1. Identité : qui êtes-vous ?
  2. Cible : à qui vous adressez-vous ?
  3. Message : que voulez-vous dire ?
  4. Support : où voulez-vous le dire ?
  5. Style : comment voulez-vous le dire ?
  6. Format : à quoi voulez-vous que ça ressemble ?

 

Fritz WAGNER, Exploration de la nouvelle ligne maritime, XXe siècle.

 

1.3. La stratégie politique

La stratégie politique est l’intelligence décisionnelle appliquée au domaine politique. En tant que telle, elle déborde donc la pure communication pour intégrer, dès l’amont, le choix des actions, l’affûtage des idées, la tactique à adopter. Que vous soyez élu ou candidat, que vous représentiez un parti, un territoire ou une organisation, la stratégie n’est jamais que l’art et la manière de parvenir à vos fins : décrocher un siège, faire triompher vos idées, développer l’attractivité de votre région.

Or la politique est, à la fois, un gigantesque jeu d’échecs et un art du possible. S’y illustrer suppose de se faire une juste représentation de la situation pour mettre en lumière des opportunités et s’en saisir (c’est l’attaque). Elle nécessite parallèlement d’anticiper les coups et d’imaginer la réplique (c’est la contre-attaque).

Le jeu politique ayant la particularité de s’appuyer sur les paroles au moins autant que sur les actes, la stratégie politique mobilise simultanément ou alternativement les méthodes de l’intelligence décisionnelle et les techniques de l’ingénierie rédactionnelle. À la première, revient la tâche d’élaborer un plan d’actions qui soit la parfaite adéquation entre vos objectifs et vos moyens. La seconde aboutit à la mise en forme d’un message qui contribuera à façonner, de vous ou de votre structure, l’image la plus opportune.

2. Cadre de la collaboration

Un esprit de co-création. La fondation du cabinet Notices trouve son origine dans un vœu professionnel qui en est l’éthique : faire du caritatif à but lucratif, c’est-à-dire instaurer un climat de confiance avec sa clientèle, construire des relations à long terme, enrichir mutuellement ses pratiques. Aussi ne s’agit-il pas de « placer » des missions pour répondre à un besoin ponctuel mais plutôt de se retrouver sur des valeurs communes pour travailler ensemble. La raison en est simple : l’intelligence décisionnelle et l’ingénierie rédactionnelle sont des démarches ambitieuses et exigeantes qui nécessitent, de part et d’autre, un esprit de coopération. C’est la condition sine qua non de l’utilité des recommandations formulées. Cette attitude sera encouragée dès les premiers échanges (2.1) et perdurera, idéalement, tout au long d’une agréable collaboration (2.2).

2.1. Les pourparlers

La phase préparatoire se structure généralement autour de deux rendez-vous. Si l’affaire qui vous occupe est particulièrement importante ou délicate, trois rendez-vous peuvent exceptionnellement être nécessaires. La relation s’ouvre par la prise de contact qui, si elle s’avère concluante, conduit à une rencontre.

Première entrevue. Cette première rencontre, dans un lieu à votre convenance, vise à échanger nos vues sur votre structure ou votre projet. Elle permet concrètement de créer un lien, d’apprendre à se connaître. C’est, pour moi, l’occasion de comprendre vos attentes, de dissiper les éventuelles craintes que vous pourriez avoir, d’évaluer aussi ma compétence quant à votre problématique. De votre côté, nous rencontrer est le meilleur moyen de percevoir la pertinence de mon expertise pour vos projets. Et, sur un plan plus humain, c’est ce premier rendez-vous qui vous confirmera votre envie de travailler avec moi. À l’issue de cet entretien, selon nos ressentis respectifs, nous convenons d’un second rendez-vous. Dans ce cas, je rédige et vous fais parvenir juste avant une brève note d’intention. Ce document synthétise nos échanges et esquisse les modalités d’une éventuelle collaboration : pistes d’amélioration, nature des prestations, horizon envisageable.

Deuxième entrevue. Vous avez pris connaissance de la note d’intention. Ça n’est évidemment qu’un brouillon, qui comporte un mérite : servir de base de discussion. L’objectif est que vous puissiez vous positionner par rapport à cette première approche de la mission. C’est le moment de redéfinir vos priorités et vos attentes. De mon côté, je vais pouvoir adopter une autre vision de votre projet, plus juste. Pendant le temps que dure cette seconde rencontre, l’adéquation entre votre problématique et mon savoir-faire doit apparaître de plus en plus évidente. Si la volonté réciproque de collaborer sur votre projet se confirme, nous arrêtons ensemble un calendrier indicatif pour l’exécution de la mission et nous convenons d’une première réunion avec vos équipes ou d’une première séance de travail. Je procède de mon côté à la rédaction d’une lettre de mission (autrement dénommée proposition commerciale), que je vous transmets pour signature. Chaque mission est construite sur-mesure, en fonction de vos attentes et de votre ambition, des moyens dont dispose votre structure et, bien sûr, de ma propre intuition.

 

Jean-François DE TROY, Le déjeuner d’huîtres, 1735, Musée Condé, Chantilly

 

2.2. La mission

L’accord conclu expose en quelques pages les grandes lignes de la collaboration à venir. Il décline le plan de travail, ainsi que ses objectifs. Le contexte consiste en une brève analyse de la situation vous amenant à recourir à mes services. Les enjeux synthétisent les bénéfices attendus (le retour sur investissement) de mon intervention dans votre structure. Les implications prévoient le volume de travail pour votre organisation (la mobilisation de vos équipes, les prestations à réaliser en interne, les concertations à anticiper). Le calendrier déploie les étapes de la mission dans le temps.

Déroulement. Par définition, le déroulement de la mission sera calqué sur le calendrier prévu à la lettre de mission. Difficile donc, d’énoncer ici autre chose que les trois généralités qui suivent. Premièrement, la mission pouvant s’échelonner sur un temps plus ou moins long, plusieurs rendez-vous intermédiaires seront formalisés pour faire le point. Le temps de la mission est donc segmenté, découpé, maîtrisé. Deuxièmement, et c’est la conséquence directe de ce qui précède, les prestations et préconisations feront l’objet d’une évaluation permanente pendant le déroulement de la mission. En clair, atteindre sa cible peut nécessiter de changer son fusil d’épaule en cours de route. Troisièmement, un dernier entretien clôturera la mission par un échange mutuel des difficultés, frustrations et réussites rencontrées pendant la durée de la mission. Elles peuvent éventuellement ouvrir le champ à une nouvelle mission ou contribuer à intégrer quelques bonnes pratiques au sein de vos équipes. Dans tous les cas, j’assure par mail ou téléphone un suivi de la prestation pendant trois mois à compter de la fin de la mission. Cette sorte de service après-vente permet de répondre aux éventuelles questions qui pourraient surgir lors de la mise en œuvre des conseils donnés. Évidemment, rien ne vous empêche de m’inviter à déjeuner pour en parler…

Engagements. Il serait malvenu de prétendre (ré)écrire la règle du jeu sans donner de cadre précis à ses propres activités. Voici donc les cinq grands principes qui gouverneront le déroulement de la mission.

  1. La confidentialité. Ce qui va sans dire va mieux en le disant : toute la relation, dès le premier échange, est couverte par le secret absolu.
  2. La non-concurrence. C’est tout aussi évident : je m’engage à ne pas concurrencer vos affaires, directement ou indirectement, ni à vous porter préjudice (par exemple en débauchant ou en contribuant au débauchage de vos collaborateurs).
  3. La disponibilité. Cette profession étant pour moi une vocation, j’ai à cœur de rester au plus près des intérêts et des préoccupations de mes clients, ce qui suppose de faire montre d’une grande disponibilité. Parfois, ce sera répondre à une simple question par téléphone, lever une ambiguïté ou donner mon opinion de manière informelle, juste pour servir de miroir ou rassurer face à une situation délicate.
  4. La pédagogie. Qualité aussi essentielle que la précédente, la pédagogie est la posture-clef du conseil. Écrire et réécrire la règle du jeu, c’est tout autant l’expliquer pour vous aider dans vos prises de décision et faire adhérer vos équipes.
  5. La bienveillance. Moins attendue, cette attitude est pourtant primordiale dans une logique de conseil et d’accompagnement. Il ne s’agit pas de créer artificiellement des problèmes pour vendre de nouvelles prestations, pas plus que de pointer des manquements de votre part. La seule raison d’être de mon artisanat, c’est de combler l’écart entre le présent (votre situation) et le futur (votre réussite).

 

 

Et maintenant ?