Valérie Debrut

Chercher sa voie. On ne se réveille pas un matin en se disant « mon métier, ça sera d’écrire la règle du jeu. » Non, ça prend un peu plus de temps. Étudier puis enseigner le droit, chercher sa voie, rédiger une thèse et la publier, être éditrice juridique, puis chargée de conformité en banque, chercher à nouveau sa voie, se sentir à l’étroit dans des postes d’exécution, observer le monde, voir partout des pistes d’amélioration, apprendre sans cesse, encore chercher sa voie, corriger et rédiger des écrits, publier des articles et des ebooks, coacher des doctorants, participer à des projets, toujours chercher sa voie, conseiller des entrepreneurs, pratiquer l’introspection avec insistance, identifier ses talents uniques, cerner leur utilité pour le marché et, un jour, dire « Eurêka ! »

Trouver son ikigaï. L’ikigaï est la raison d’être de chaque personne, celle qui la pousse à se lever le matin, qui renouvelle en elle l’enthousiasme. Je le dis tout net : mettre le doigt sur ce moteur demande de réels efforts. Mais le temps consacré à cette recherche vaut vraiment la peine.

  • D’abord parce que l’ikigaï correspond à sa zone d’excellence. C’est le domaine professionnel dans lequel on est le meilleur, donc le plus motivé et le plus énergique, celui dont on se lassera le moins avec le temps et qui donnera continuellement envie de se dépasser.
  • Ensuite parce que, dans une époque de la discontinuité et des changements permanents, l’ikigaï sert de fil d’Ariane. Il permet de relier les points pour faire apparaître son dessein personnel et ainsi donner du sens à chaque nouvelle expérience.
  • Enfin parce que l’ikigaï facilite la communication professionnelle : il ramène sa plus-value ou son positionnement à une seule phrase, un slogan asséné à chaque nouvelle rencontre et qui sera facilement mémorisé par l’interlocuteur.

Inventer sa profession. Écrire la règle du jeu est donc mon ikigaï… Il condense ma hauteur de vue, mon affinité pour la stratégie, ma capacité à résoudre des problèmes, il concentre mon goût pour la politique et les affaires, pour l’écriture et la culture, il témoigne de ma passion pour le phénomène humain et, bien sûr, il est un clin d’œil à ma formation juridique. Six adjectifs possessifs en une phrase : c’est la preuve que cet ikigaï est propre à… moi, qu’il n’est pas un coup marketing, qu’il a du sens. Mais, évidemment, en tant que tel, il ne correspond pas à un champ d’expertise ni à une offre de mission. Restait à inventer une profession, qui devait se couler dans les atours du conseil. Or le conseil est une chose tellement impalpable qu’elle exige de formuler une vraie proposition de valeur, tout en rassurant ses (futurs) clients sur sa capacité à l’exécuter.

Rassurer ses clients. À l’instar de Saint-Thomas en effet, le client ne croit que ce qu’il voit. La confiance exige des preuves. Or, par définition, elles ne se peuvent trouver que dans le passé : le parcours universitaire (mes « humanités ») et les réalisations professionnelles. Pour celle qui propose des prestations de conseil et de rédaction, ces preuves sont de deux ordres : l’expérience (1) et les publications (2). Le présent et le futur ne seront pas pour autant oubliés. C’est même l’objet de ce site : parler du monde d’aujourd’hui et anticiper l’avenir.

1. Notice biographique

Enfance

  • 1983 : le 30 avril, naissance à Saintes (Charente-Maritime) sous le signe du taureau
  • Enfance : école publique, guitare, piano, catéchisme, latin, voyages — bref, une éducation classique
  • 2001 : permis de conduire, obtenu le jour de mes 18 ans — en juin, baccalauréat ES, option musique, mention assez bien — job d’été à la caisse régionale du crédit agricole (également en 2002)

Études universitaires

  • 2003 : DEUG de droit, mention assez bien — job d’été au CNED
  • 2003-2006 : fonctions associatives (membre fondatrice, administratrice, vice-trésorière et membre de la commission solidarité de la CODEP, l’association des étudiants en droit de Poitiers) — bénévolat étudiant (Téléthon, forum des métiers du droit, Nuit étudiante, etc.)
  • 2004 : Licence en droit privé — pas de mention mais obtention du certificat de sciences criminelles (avec mention)
  • 2005 : Master I en droit privé — pas passé loin de la mention — stages en cabinet d’avocats — job d’été au CNED
  • 2006 : Master II recherche en droit privé (contrats et affaires) — mention — mémoire sur L’aménagement statutaire du droit de vote dans la société anonyme
  • 2006 — 2012 : préparation d’un Doctorat en droit à l’Université de Poitiers : rédaction d’une thèse sur le banquier actionnaire, publication d’articles, nombreux enseignements en droit (6 matières, 30 groupes de TD, 845 étudiants)
  • 2007 : épique voyage d’études à Rome — participation aux Doctoriales® (Futuroscope, 5 jours) : séminaire de préparation des doctorants à l’intégration du monde de l’entreprise (groupe de travail sur un projet innovant pluridisciplinaire, tables rondes avec des acteurs du monde socio-économique, ateliers sur les compétences transversales et transférables des docteurs), prix de communication pour le poster de thèse
  • 2007 — 2009 : formations doctorales (management, communication, développement personnel, bureautique, philosophie du droit, anglais des affaires)
  • 2008 : participation au jury étudiant du festival Henri Langlois (rencontres internationales des écoles de cinéma)
  • 2012 : soutenance de thèse (le banquier actionnaire), mention très honorable, félicitations du jury, autorisation de publication en l’état — stage intensif d’anglais (CAREL — Royan)

Vie professionnelle

  • 2013 : arrivée à Paris — rédactrice en chef chez Lextenso Éditions — obtention d’un prix de thèse (Caisse des dépôts et consignations) — publication de la thèse chez LGDJ
  • 2014 : élève à l’école des avocats (EFB) — chargée de conformité chez Natixis
  • 2015 : travaux d’écriture et de correction — coaching de doctorants — participation à une leçon de 24 heures (concours d’agrégation en droit privé) comme spécialiste de droit bancaire
  • 2016 : cliente-mystère chez BVA — publication d’un premier ebook — suivi attentif et scrupuleux d’un MOOC sur le doctorat et la poursuite de carrière — coaching de doctorants
  • 2017 : création de Notices — missions de conseil et de rédaction — collaboration à la structuration du mouvement En Marche ! — publication d’un deuxième ebook — lancement du blog — suivi attentif et scrupuleux de plusieurs MOOC (dont deux du CNAM : Fabriquer l’innovation et Du manager agile au leader designer)

2. Notice bibliographique

Article professionnel

Ouvrages pratiques sous forme de Notices

Travaux universitaires

  • Le banquier actionnaire, texte remanié de la thèse de doctorat, dir. Hervé CAUSSE, LGDJ, 2013 : argumentation juridique et académique visant à répondre à cette question posée par mon directeur de thèse : « ce que fait le banquier actionnaire, est-ce que c’est normal ? » Réponse : pas toujours. D’où cette nouvelle question : « si j’étais ministre de l’Économie, qu’est-ce que vous me conseilleriez de faire ? » La réponse en (484 pages et) une liste de propositions concrètes, dont la plupart n’ont rien perdu de leur pertinence… Lire l’introduction en ligne
  • L’aménagement statutaire du droit de vote dans la société anonyme, mémoire pour l’obtention du Master II Recherche, Université de Poitiers, 2006, dir. Jean-Claude HALLOUIN : réalisation d’une typologie sur les techniques d’aménagements auxquels on peut procéder, dans les statuts d’une société anonyme, en matière de droit de vote

Articles de vulgarisation